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By skymedia September 25, 2022 In senior sizzle payant

J’ai simule la maladie mentale pour echapper au service militaire

J’ai simule la maladie mentale pour echapper au service militaire

C’etait a Paris au debut des annees 90.

J’etais monte specialement a J’ai capitale depuis la province natale pour ce rendez-vous clandestin au pied tout d’un immeuble.

On est sept ou dix, jeunes gars en age de faire le service militaire – qui a l’epoque est indispensable. On ne se connaissait jamais, mais on avait les memes motivations : tomber sur, grace a cette reunion illegale, un moyen de se faire reformer sous votre pretexte fictif.

J’ai psychiatre qui a recus est une vieille dame depuis un certain temps a la retraite. Ce que j’avais appris d’elle lui conferait une stature presque legendaire. On disait qu’elle est dans l’antimilitarisme militant avec la guerre d’Algerie, qu’elle y avait perdu un fils et que, voili , elle reglait ses comptes avec l’Armee. Je ne savais gui?re si c’etait vrai et je n’ai nullement cherche a le savoir. C’etait depuis vingt-cinq annees, cette dernii?re a bien eu le temps de mourir depuis.

J’ai psy avait une rapide reputation, et jamais seulement dans les milieux militants. Par consequent, impossible de compter concernant elle pour un certificat de complaisance. Se pointer a la caserne avec votre papier signe de sa main, c’etait la garantie de se retrouver en regiment disciplinaire. Pas d’ordonnance bidon en vue : si on etait la, j’ai ete Afin de des travaux pratiques. Comment s’y prendre pour se faire reformer Afin de des motifs psychiatriques ? Comment faire Afin de passer Afin de un fou aux yeux tout d’un professionnel ?

“Notre medecine et le devoir”, dessin comptables paru dans The Listening Post, No. 27, 10 aout 1917. Image : Bibliotheque Hartland-Molson, Musee canadien d’une guerre.

La seance est collective.

Nous etions tous reunis dans une meme piece, repartis entre canapes et chaises. J’ai psy a commence sa propre demonstration tout a trac, sans preliminaires ni tour de chauffe. C’etait une vieille dame cassante, petite et quelque peu forte, avec une voix eraillee et un ton peremptoire. Ses avis et diagnostics etaient sans appel, ainsi, surtout ils etaient enonces sans menagement. Chacun en a pris concernant son compte. C’etait instructif, incontestablement utile, mais nullement trop agreable.

Elle nous a reclame a tour de role de nous presenter en certains mots, de decrire notre personnalite et nos motivations pour ne point faire le service militaire. A partir de ce qu’on lui disait, elle partait aussitot au sein d’ une interpretation psychologique improvisee de cela venait juste d’etre dit. Elle detournait nos propos pour nos faire apparaitre sous le pire jour possible, y debusquant le complexe et J’ai nevrose, exultant quand elle flairait une piste de psychose, dressant necessaires de nous un portrait caricatural et blessant. En deux coups de pinceaux, elle faisait de nous des malades mentaux.

C’etait bizarre et derangeant de l’entendre nous balancer, chacun a le tour, des horreurs a la figure. Malgre moi, je dois bien avouer que J’me reconnaissais dans cette image de moi deformee qu’elle me crachait au visage, tel on se reconnait dans un miroir deformant. C’etait moi, mais un moi fictif, monstrueux.

A l’epoque, l’Armee se fichait eperdument qu’un appele soit homosexuel. L’homosexualite n’a pas empeche personne de tenir un fusil et de marcher au jamais.

Au premier d’entre nous, elle a jete que celui-ci n’etait qu’un homosexuel refoule, « un petit pede honteux ».

C’etait pour ca qu’il se montrait distant au milieu des meufs et bagarreur au milieu des garcons. Cela se castagnait bien moyen parce qu’il n’acceptait gui?re d’avoir envie de coucher avec des hommes. Alors il des provoquait, il choisissait de se battre, il preferait cogner et prendre des coups plutot que de sodomiser ou d’etre sodomise, pour plus se persuader de son rejet de l’homme en tant qu’objet de desir, ainsi, en meme temps libre que concernant affirmer sa virilite de « vrai male ». Cela canalisait sa violence dans la querelle plutot que au sexe, parce qu’il n’acceptait nullement le homosexualite. Et il est terrorise a la perspective de se retrouver toute une annee dans l’univers strictement masculin d’la caserne, a dormir dans des chambrees et a prendre des douches collectives. Cela ne pourrait pas donner le change senior sizzle match jusqu’au bout, tonnait ma psy, il allait peter les plombs et risquer de tuer un quidam.

Je n’oublierai jamais la tete du gars en question, meduse sur la violence des propos. Tout ce propos etait faux, bien sur. Manque absolument faux non plus, mais totalement exagere. Le gars parlait de maniere un brin seche, sans doute pour conjurer sa timidite, mais il n’avait jamais devoile que celui-ci passait son temps en bagarre. Cela avait fera allusion a sa relative indecision quant a le identite sexuelle, mais sans dire qu’il etait distant avec les filles. Neanmoins, le jeu intellectuel d’extrapolation auquel jouait Notre psy est d’une justesse deconcertante et fascinante. L’echafaudage psychanalytique qu’elle elaborait en direct a partir des quelques phrases donnees comme grain a moudre, cette construction habile d’une pathologie a partir d’indices detournes, etait J’ai demonstration avec l’exemple en technique a suivre.

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