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By skymedia September 3, 2022 In polyamory date site de rencontre

Di?s que Guy Ryan voulait faire enrager son pere Yves, l’ancien maire de Montreal-Nord, il savait quel tour lui jouer.

Di?s que Guy Ryan voulait faire enrager son pere Yves, l’ancien maire de Montreal-Nord, il savait quel tour lui jouer.

Il faisait semblant de prendre un appel, a J’ai residence familiale et d’envoyer balader 1 electeur fictif. « Je prenais le portable et je parlais au vide, ‘ben oui, ben oui, Il existe en neige devant i  votre logis, kesse que vous voulez que ca me fasse !’ », raconte Guy. « A chaque fois mon pere mordait et ca l’enrageait. Il traitait d’innocent, me disait que j’avais pas d’affaire a parler a toutes les chefs d’entreprise comme ca. Et la seulement je lui disais qu’il n’y avait personne au bout une ligne. Ca marchait a tout coup. »

Yves Ryan est mort d’un arret cardiaque hier matin par 9 h a l’Hotel-Dieu ou il venait d’etre transfere. Cela est depuis quelques mois a l’hopital de rehabilitation Villa Medica, ou l’avait amene 1 accident vasculaire cerebral survenu le 29 septembre dernier. Cela devait retourner a domicile le 13 fevrier, etant donne qu’il avait presque retrouve sa forme, celle d’un homme de 85 ans amaigri, affaibli, mais determine. Puis, a la fin de la semaine derniere, le c?ur a commence a Realiser des siennes, M. Ryan a pris le chemin de l’hopital et hier, notre vie a lache prise.

« c’est libere », affirme Guy. Il ne voulait gui?re etre place. Il voulait rester autonome, il voulait se battre. Mais il se demandait contre quoi.

Le AVC lui avait laisse des problemes d’elocution, « mais toute sa tete, sa tete de tetu, tu connaissais mon pere… »

Oui je le connaissais. C’etait le frere du beau-pere, Claude Ryan. D’ailleurs, toute sa life il aura ete connu ainsi. Le « frere de » d’abord, le maire de Montreal-Nord ensuite.

Pourtant, quel personnage de maire il pantalon! Un fou de la life publique, de gestion municipale a microechelle. Son numero personnel etait dans le bottin general et il recevait vraiment des appels de citoyens, chez lui, a toute heure, auxquels repondaient Huguette sa femme ou Denise, sa fille, ou comme ceux que son fils Guy, un ancien policier, aimait imiter. Yves, qui possi?de ete maire de Montreal-Nord de 1963 a 2011, rageait lorsqu’il obtenait moins que 90 % des votes a toutes les elections. Cela connaissait pratiquement chaque electeur par son nom. Il travaillait sept temps sur sept, « partait sur un dix cennes » visiter une maison inondee, une rue bloquee avec un banc de neige. « Il ne prenait pas sa pelle, quand aussi, mais il allait voir. Combien de fois on reste partis tel ca avec lui observer directement les problemes », raconte son gamin.

Cela n’avait pas de secretaire. Il gerait sa ville comme il gerait ses finances personnelles : scrupuleusement, precisement, a l’ancienne, de facon tres prudente. Cela savait exactement combien d’argent rentrait et ou chaque dollar allait. La corruption exposee a la commission Charbonneau lui donnait de l’urticaire. C’etait, comme son frere Claude, le digne fils de Blandine Dorion, cette mere profondement catholique, profondement integre, une travailleuse acharnee et devouee sans limite, et qui attendait autant de rigueur et d’engagement des autres habituellement et de ses fils en particulier. Dans un univers, la flagornerie n’avait nullement sa place. La paresse non plus. Imaginez : abandonnee par le mari dans les annees 30, elle a quand meme eleve trois garcons, Gerald, Claude et Yves, qui paraissent devenus juge, directeur de journal et leader politique, maire… On imagine le personnage. Autoritaire, decidee, Blandine n’a pas toujours ete enfantin, pas toujours flexible. Le cadet lui ressemblait bon nombre durant ses dernieres annees, dixit Guy.

En personne, Yves Ryan etait aussi un rigolo qui aimait prendre une place joyeusement.

« Pis, comment ca va a Notre Presse », me demandait-il chaque fois que je le voyais. Et sans attendre de reponse, il commencait a commenter l’actualite https://datingmentor.org/fr/polyamory-date-review/, de maniere plus ou moins sophistiquee. « Eille, lui il en sort de la marde », m’avait-il devoile 1 jour, ricaneux, en parlant de la totalite des scoops sur les derapages de l’administration Tremblay que sortait deja regulierement, a l’epoque, mon collegue Eric Trottier, jadis reporter a l’hotel de ville de Montreal. Yves n’etait nullement fier de le homologue, heureux de n’avoir rien a se reprocher.

Durant ces annees, juste apres sa propre retraite forcee avec la fusion des municipalites de l’ile, on sentait chez le politique de nombreuses regret de ne plus etre engage activement. Ces derniers temps, raconte Guy, il est plutot content de ne plus etre associe au monde municipal.

Guy n’a jamais doute une seconde de l’integrite de son pere. « Cela n’acceptait que dalle, rien, rien », dit-il. D’ailleurs, la famille ne vivait pas richement. « On ne faisait rien », raconte l’ancien policier. Pas de week-end, aucun luxe, forcement la meme maison dans une rue modeste de Montreal-Nord. Une life econome. « Notre seul passe-temps du pere, c’etait le golf. »

Le golf, ainsi, un coup de temps en temps, un petit verre de gin Tanqueray. Toujours, toujours avec de l’eau et deux glacons.

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