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By skymedia September 6, 2022 In edarling avis

Sante sexuelle: L’amour entre dames n’est jamais sans risque

Sante sexuelle: L’amour entre dames n’est jamais sans risque

Absence de prevention dans l’espace public et a l’ecole, lacunes dans la prise en charge gynecologique, manque d’informations: l’amour entre jeunes filles n’est nullement considere au aussi titre que nos relations heterosexuelles, ou le sexe entre hommes, dans la societe. J’ai faute a une absence d’interet Afin de cette population, souvent invisibilisee.

Selon une etude de 2020 menee par le milieu associatif vaudois, 61% des femmes qui ont des relations sexuelles avec des femmes ne se protegent gui?re au cours de rapports occasionnels, alors qu’il existe un risque de contracter des IST. Malheureusement, aucune campagne de prevention ne cible une telle population.

«La toute premiere fois que j’habite allee parcourir une gynecologue, j’avais une vingtaine d’annees. «Vous prenez la pilule?» J’ai repondu non, que j’avais des relations sexuelles avec des femmes. Ensuite, la medecin a demande si j’utilisais des objets. Face a ma replique negative, j’ai ressenti un malaise. Elle etait totalement perdue. Et votre gynecologue a dit: «Mais vous faites comment alors?».»

L’epreuve une consultation gynecologique

Pour Irena, 31 ans, ce fut la premiere de la collection de consultations laborieuses. Comme 28% des femmes* qui ont des relations sexuelles avec des femmes (FSF), d’apri?s une etude de 2020, elle n’est nullement suivie avec un-e gynecologue. Irena reste pourtant attentive a sa condition physique. Cependant, elle peine a trouver un-e professionnel-le qui reponde a ses besoins.

La reproduction reste consideree tel centrale dans l’equilibre sexuelle des femmes, qui se base principalement sur les besoins des heterosexuelles. Des au cours, les 30 000 FSF de Suisse romandes, d’apres l’estimation de la etude de PROFA publiee en 2012, ont la possibilite de ne point se sentir concernees par nos consultations gynecologiques, si elles n’ont pas de desir d’enfant ou ne souhaitent jamais une contraception.

Apres sa mauvaise toute premiere experience, Irena hesite a reprendre rendez-vous. Aupres une fondation PROFA, elle espere trouver une meilleure ouverture d’esprit. Mais a chaque examen, la jeune femme fera face a un nouveau visage et devra annoncer le homosexualite. «un coup, j’etais hyper stressee et l’examen a fait beaucoup souffrir. Apres, j’ai saigne pendant des semaines.» Cette experience violente l’a marquee. Irena ajoute: «Toutes les femmes que je connais ont une affaire similaire a raconter. Dans une position aussi intime, on se sent vulnerable, nullement en securite. Ce sentiment reste deja une violence», souffle la jeune femme.

«Mon homosexualite reste une des parties de moi-meme que j’aime le plus, mais le seul endroit ou j’ai vraiment peur, ou je me sens en danger en raison du orientation, c’est chez le ou la gynecologue.»

Cette visite ponctuelle, Nadine, 33 annees, la vit aussi tel votre enfer.

«L’examen reste tellement intrusif… mais utile.» Selon celle-ci, le souci principal est la presomption d’heterosexualite de edarling connexion la part du corps medical.

«Les questions sont orientees et ne laissent nullement d’autre possibilite a Notre patiente que de faire le coming-out de sa propre propre initiative. A chaque fois.»

Nadine ne cesse de reclamer aux secretaires de avouer dans son dossier qu’elle est en couple avec une copine. «Je dois le repeter, a chaque rendez-vous, car on me pose le sujet une contraception, deplore-t-elle. Pourtant, je considere que c’est un parami?tre important pour une prise en charge adaptee.»

Specialiste de la gynecologie des adolescent-e-s au CHUV, la doctoresse Martine Jacot-Guillarmod regrette que tant de FSF ne consultent pas regulierement en gynecologie. «Ce frein est en mesure de etre explique par la meconnaissance des individus impliquees, et via le systeme de sante: si une femme fait face a un jugement avec son orientation sexuelle ou de son identite de genre, c’est complique de revenir consulter. Et malheureusement, beaucoup de gynecologues souffrent d’un biais heterocentre.»

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